Just about everything is possible

Autoproduit

InRed Le titre nous indique que tout est possible et à l’écoute de ce premier album de la formation parisienne, il semblerait que cela soit vrai ! Faisant fi des genres et de son éclectisme pour y puiser une force incomparable, le quintette mélange ses influences dans un grand saladier sonore mixé dans tous les sens, pour un résultat absolument tourneboulant. Baroque, cet album l’est assurément, et l’ombre du génial Captain Beefheart n’est jamais bien loin, notamment perceptible au niveau du chant. Ainsi, on se prend à imaginer, à l’écoute, le vieux barde traverser les influences avec grâce et élégance ; le rock psyché déglingué étant arrangé à l’aide de synthés millésimés 80s évoquant la cold-wave et David Bowie. Les nappes synthétiques, comme autant d’éclairs, traversent les guitares d’obédience blues et garage, entre psychédélisme et progressif, sans que l’oreille ne s’en trouve agressée. Faite de montées et de descentes, la formule s’exprime au mieux sur un temps long. Une réussite.

À écouter en priorité : « Facelift », « Wendy’s party », « Loster ».

RÉGIS GAUDIN

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