Bonaventura

Upton park

Thomas Howard Memorial S’ouvrant sur une longue introduction mystérieuse et inquiétante, l’œuvre du quatuor guingampais se situe à la croisée des chemins : entre concept album assumé aux chansons marathon, recueil de pépites pop savoureuses et élan bruitiste. Les voix s’entrelacent dans d’opalescentes harmonies (“New told lies”), les premiers rayons du soleil crèvent l’horizon (“Feel alright”), et l’ambiance est apocalyptique et incertaine, comme un tourment qui s’apaise puis s’élance à nouveau (“Clint”). Les atmosphères et sonorités étranges évoquent tantôt la nature solitaire et mélancolique, tantôt le vacarme de la ville industrielle. Mais cette tension du vide se relâche toujours élégamment avec une rengaine pop susurrée, un accord de guitare délicatement égrené, le souffle lancinant d’un orgue dépressif ou une ligne de basse autoritaire. Yann Ollivier, meneur de la formation, déclarait cette année à RadioRempart.fr que lui et ses comparses aiment à brouiller les pistes. Affirmation vérifiée ici.

À écouter en priorité : “Bonaventura”.

ENGUERRAND LAVAUD

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