Made in Blackfeet

Have a cigar production

blackfeetOn se souvient les avoir vus en première partie des Rival Sons, puis à Rock en Seine, et puis plus rien… Après deux EPs et six ans de silence, le duo est de retour avec un premier effort placé sous le signe du rock sans concession. De leur propre aveu, ce disque est plus « une synthèse de dix années d’existence qu’un album » . Une synthèse qu’ils ont vu en grand, avec la bagatelle de 14 titres et qui, sans lui faire injure, n’aurait probablement pas souffert d’être un tantinet plus courte. Pour le reste, on les retrouve tels qu’on les avait vus et aimés par le passé. Brut, joué en live, plug and play, le duo dégoupille et exhale un rock’n’roll exaltant, un cocktail détonnant où le blues côtoie la fureur du grunge avec ce que cela suppose de guitares abrasives et de chant écorché. Et pourtant il convient de ne pas négliger les aspirations mélodiques du groupe, l’émotion acoustique de « Desperate boy » ou la maîtrise vocale des musiciens, tous deux chanteurs inspirés par le chant tribal.

À écouter en priorité : « Bill », « Get down », « I’m going nowhere », « Help yourself ».

RÉGIS GAUDIN

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