Bertrand Belin © ,Jack Torrance

Le jeudi 5 décembre 2019, Casino de Paris.

En ces temps agités, qu’il est doux, profondément énergique, généreux et salé notre amoureux des mots, de leur ressac… Belin plie et couche nos maux en musique et paroles, incarnant l’intermédiaire de l’instantané de nos vies. Cet homme, à la fois désarticulé et suspendu, en apesanteur, agité, hypnotise et laisse entrevoir, à la fois le violoniste et le rockeur, tel un Gene Vincent de la scène française.

Transe de « Celui qui sait », « Celui qui s’agite », et qui sarabande l’équilibre fragile de nos instincts. Bertrand Belin nous révèle ainsi la Bête qui jamais ne caresse le compromis. Magnifique choix des duos, de Barbara Carlotti à Rodolphe Burger, jusqu’à l’interprétation d’une seule voix d' »En rang (Euclide) » avec Tatiana Mladenovitc. « C’est comment qu’on freine » reprise hommage à Bashung en duo avec Burger, confirme notre nature profonde, assoiffés de liberté… Liberté même de rire, souvent. C’était au Casino de Paris, un bel écrin pour un si Grand Fauve… Sa poésie et son code secret, caressant et chevauchant de sons pop électrisés jusqu’à nôtre épiderme. Et plus encore. Un instantané d’éternité…

 

Bertrand Belin © ,Jack Torrance

Bertrand Belin © ,Jack Torrance

Bertrand Belin © ,Jack Torrance

 

Karine GERRARD

Photos : JACK TORRANCE


Publié le