Tha da Freak - © Guendalina Flamini

La Maroquinerie à Paris, 20 novembre 2019.

Dans un froid hivernal proche du zéro degré, le label Howlin Banana Records conviait les procrastinateurs de Paris les plus motivés pour une soirée à La Maroquinerie placée sous le signe de la « slake » et leurs dignes représentants tricolores, Th Da Freak.

Trois parties dont la première assurée par la révélation Brace Brace (qui a fait du chemin depuis ce concert à La Dame de Canton donné devant 5 personnes un soir de janvier il y a quelques années), une seconde qui aura été le coup de foudre du soir, à savoir les Bordelais de Cockpit, formation signée sur le label Teenage Menopause, dépositaire d’un rock furieux, hybride et crachant des riffs ô combien stimulants. Le genre de groupe qui reprend son souffle à coup de gorgées de whisky, forcément un plus… Après cette bonne baffe, interlude, on y apprendra que cette formation bordelaise se sépare (raisons invoquées in fine, manque de tunes car pas assez de concerts, et des brouilles internes), une déception digérée difficilement mais que d’autres voisins de la cité Girondine parviendront à amoindrir, Thoineau et sa bande entraient alors en scène.

 

Cockpit © Guendalina Flamini

Cockpit

 

On les suit depuis un moment (voir LO 86) et il faut dire que leur musique gagne en maturité sans perdre en folie. Ainsi la formule sonore épousée est devenue plus solide, reflétant des mouvements éthérés, cabossés puis d’autres plus noise, le tout dans une atmosphère grunge comme aucun groupe français actuel n’est capable d’en faire sentir les effluves, moisies seulement en surface. Le set reprendra en partie leurs trois derniers disques sortis sur l’espace d’une année, Freakenstein, Still freakin’out et The hood, ce dernier semblant se graver un peu plus dans le marbre au fil des écoutes.

Le dernier écho de guitare de « I don’t understand »  en tête, il fut déjà le temps de sortir de la salle, public expédié en deux temps, trois mouvements, attitude un peu moyenne de la part de l’organisation, Thoineau rangeant alors seul son merch dans un coin. L’image était assez pathétique pour la signaler. Cependant si on devait retenir un seul cliché, il s’agirait de cette scène où TH se coupa les cheveux pour les offrir au public, ces derniers revenant inlassablement sur sa gueule, car trop légers. Il y a un toujours un peu de loose chez TH Da Freak, cela ne les rend que plus attachants…

 

Th da Freak © Guendalina Flamini

Th da Freak

 

Th da Freak © Guendalina Flamini

Th da Freak

 

Th da Freak © Guendalina Flamini

Th da Freak

 

Th da Freak © Guendalina Flamini

Th da Freak

 

Th da Freak © Guendalina Flamini

Th da Freak

 

Th da Freak © Guendalina Flamini

Th da Freak

 

Th da Freak © Guendalina Flamini

Th da Freak

JULIEN NAÏT-BOUDA

Photos : GUENDALINA FLAMINI


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