GLIZ ®Carolyn.Caro

Le contraste des extrêmes

Une alchimie décisive rassemble ce power trio jurassien autour du banjo, du tuba et de la batterie. Pour Florent le frontman, cette complicité s’inscrit avant tout dans une vie de groupe très intense : « Parfois, on se prend la tête à mort. On a failli splitter 200 fois. Mais on s’adore vraiment et profondément. Sur la route, il se passe des trucs très forts entre nous, presque magiques, de la magie noire à la magie blanche ! » Revendiquant la singularité de leur son organique et artisanal, les trois esthètes revisitent à leur manière l’héritage du rock. À contre-courant de la mode actuelle, ils activent sans complexe l’héroïsme des 70’s, réveillent la mélancolie des 80’s et la candeur des années grunge. Si leur premier album s’inscrit par sa force émotionnelle dans la filiation d’un rock anglo-saxon mélangeant sans état d’âme country, hard rock, punk et folk, il est bien plus la consécration d’un état d’esprit que la résultante d’influences millésimées : « Notre inspiration ne vient pas de la musique. C’est vraiment ce que je vis qui nourrit mon imaginaire. Par exemple, pour le morceau “The cave” : comme le Jura est un pays calcaire, je passe beaucoup de temps dans les bois, je pars à l’aveugle, je cherche des grottes, qui n’auraient pas été découvertes. J’ai l’impression de redevenir un animal sauvage. » Pour l’homme comme pour l’artiste, la création est une affaire de vibrations, d’émotions et d’intuitions : « La musique, c’est un truc instantané, il n’y a pas besoin d’éducation, pas vraiment besoin de mots. J’ai un petit côté mystique. Je ne suis pas plus religieux que ça, mais dans notre musique, il y a toujours cette puissance rock avec un côté sombre, sensible. Dans nos morceaux se côtoient deux pôles, un qui serait solaire et un autre du côté des abysses. »

“Cydalima” / Youz Prod

LAURENT THORE

Photo Carolyn Caro

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