Bandeau Longueur d'Ondes n° 101

EIFFEL

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Le 14 novembre à La Cigale (Paris)

Depuis la sortie de l’album Stupor Machine en avril dernier (Longueur d’Ondes N° 89) Eiffel a déjà donné plus d’une trentaine de concerts pour présenter son sixième opus. Les retrouvailles avec le public sont très attendues partout (presque 7 ans depuis la tournée précédente). Cette date parisienne a une saveur particulière. Quand La Cigale, salle mythique à Pigalle affiche complet dès le début de la tournée, c’est forcement un mélange de joie, de fierté et d’excitation que d’y jouer à guichet fermé.

 

EIFFEL

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Un tout jeune garçon de 20 ans ouvre en première partie. Baptiste Ventadour, se définissant lui-même « chanteur de rue » impressionne tant par sa dextérité à la guitare que par sa voix rauque, mature, en total contraste avec son aspect si jeune et sa bouille angevine. Seul sur scène, il captive néanmoins un public pourtant impatient de retrouver Eiffel.

 

Baptiste Ventadour

Baptiste Ventadour

 

Très acclamés à leur entrée sur scène, les membres du groupe tant attendu entament le set avec “Place de mon cœur” titre phare de l’album précédent. Une belle énergie s’installe immédiatement. La voix charismatique et parfaitement juste de Romain Humeau emporte la foule dès les premières minutes de la soirée.

 

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Le plaisir est bien là, palpable, autant dans le public que sur la scène. Le concert ressemble à une magnifique ballade au cœur du vaste répertoire d’Eiffel d’où sont tirées des chansons variées, assez différentes les unes des autres. Quelques belles surprises sur d’anciens morceaux qui refont peau neuve avec de nouveaux arrangements, comme “Il pleut des cordes”. Sur d’autres, c’est l’émotion qui est restée intacte comme à l’écoute de “Milliardaire” et de “Dispersés”. Bien sur il reste aussi quelques morceaux d’anthologie comme “Sombre”, “Je m’obstine” et une fin inchangée avec “Hype” et “Je voudrais pas crever”.
Les nouveaux morceaux eux s’intègrent naturellement aux anciens et fonctionnent parfaitement. “Chasse-Spleen” et “N’ai rien à craindre” sont deux bijoux dotés d’un sens émotionnel et poétique intense alors que “Cascade”, déverse un énorme flot d’énergie.
La chanson “Oui” est jouée avec humour à la suite à sa chanson opposée “À tout moment la rue” histoire de piquer un peu en rappelant que finalement la rue ne dit pas toujours « non ». Et puis c’est au tour de l’épique et héroïque “Malika” d’emporter avec elle le public, quant au puissant “Big Data” il rase tout sur son passage !

 

EIFFEL

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Quelque soient les morceaux, les mélodies sont toujours justes, les arrangements travaillés et superbes, le son de grande qualité et les textes captivants et intelligents. Un bon concert, rock parfois mais pas seulement… avec de la poésie, de l’humour, de la générosité, des ballades, un peu de folk, un peu de pop, un peu d’épique, et de la chanson d’auteur… Ce savant mélange forme un équilibre parfaitement cohérent : aucun relâchement de l’attention du public durant les 2 heures de concert, aucun moment plat. Le public et conquis. Eiffel captive du début à la fin, et c’est avec beaucoup d’émotion que les membres du groupe quittent la scène de La Cigale.

 

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Texte & photos : VALÉRIE BILLARD

Stupor machine / Pias

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