La crête des damnés

Éd. Agullo, 348 pages, 22 €

JOE MENOC’est l’une des petites pépites rock de cette rentrée littéraire. Chicago, quartier sud, années 1990. Brian est un ado un peu paumé – le genre loser du lycée, grosses lunettes et fan de série B, auquel on ne tarde pas à s’attacher. Il aspire à devenir un star de rock et réalise qu’il en pince sérieusement pour son amie Gretchen, la bagarreuse fan de punk. Bourré d’autodérision, Brian se cherche, enchaîne les petits boulots, tâtonne pour trouver un sens à son quotidien moins morne qu’il n’y paraît. Quel chemin suivre sur cette planète qui part à vau-l’eau ? Et si la musique était le meilleur des guides ? On se plaît à suivre les pérégrinations de ces deux-là, embarqués dans le tourbillon de l’adolescence où tout est plus à vif, angoissé, fort. Ces pages sont surtout le prétexte à une plongée dans la contre-culture de cette décennie : l’esprit punk-rock, l’aspiration à sortir de la masse, ne pas ressembler à ses parents, vivre plus vrai… Hyper référencé et émancipateur.

AENA LÉO


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