La bande song © Samuel Rozenbaum

 

Et c’est déjà l’aurore. Je longe la marina pour éveiller mes sens. La lumière varie en continue sur la baie alors je m’imagine tantôt sur les plages mélancoliques belges de la mer du Nord et tantôt face aux étendues apaisantes vendéennes des vacances de mon enfance. Pourquoi me faut-il superposer les lieux que je découvre à ceux qui me sont familiers ? D’où vient cette nécessité de me rassurer dans la comparaison ? Pourquoi ordonner ? disséquer ? et finalement juger au lieu d’apprécier ? En arrivant à la Pointe-de-l’Islet, je goûte à l’impression de liberté. Ce fleuve ressemble à une mer, et je hume le vent frais qui m’appelle. J’aimerais pouvoir surfer sans fin sur cette sensation, aider ce courant d’air nouveau à me porter là où il veut.

Pour se remplir d’ailleurs il faut un ailleurs et une bande-son. La musique dans notre tête est indissociable des  sentiments que l’on développe face à ce que l’on vit. Seul, on peut courir le monde. Avec la musique, on voyage autrement, plus loin. Pour cette cinquième étape à Tadoussac, c’est Mathias Bressan qui a fait office de guide. Suite du road trip dans une semaine, ou tout de suite dans le numéro 91 de Longueur d’Ondes.

Texte & photographies : Samuel Rozenbaum.

Cet article a été rédigé lors du festival de la Chanson de Tadoussac.

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