“Tapez”

 

Présentation

« La Pietà, c’est un projet pluridisciplinaire, où je mélange plusieurs passions : écriture, musique, dessin, photo. Au départ, c’était un projet juste pour moi, un exutoire, et je me cachais derrière un masque. Et puis, depuis la sortie de mon premier titre, il y a quatre ans maintenant, j’ai rencontré beaucoup de soutiens et d’encouragements, et je me suis retrouvée sur les routes à peu près tout le temps. J’ai finalement décidé de mettre tout ça dans un album accompagné d’une « boîte noire », cette boîte contient musique, vidéo, photos, collaborations avec des artistes peintres, etc. Et puis, chacun des textes de La Pietà est extrait du roman que j’ai écrit, et que j’ai décidé de sortir aussi, en parallèle de l’album, puisque l’un et l’autre se complètent et font partie d’un même ensemble. En fait, c’est un peu un concept album ! L’album et le roman commencent sur le texte de “La moyenne” qui raconte un peu comme on peut se sentir au fond du trou à un moment de notre vie, et finit par la chanson “Ma guerre est finie”, une fois qu’on a sorti la tête hors de l’eau. »

“Tapez”

« “Tapez” est une chanson que j’ai écrite juste après le décès de mon père. Il fallait appeler le commissariat, les pompiers, les pompes funèbres, les assurances, les notaires, les banques. Il fallait gérer avec cette réalité froide, notre société impersonnelle à son paroxysme, alors que le cœur est brisé en mille, et qu’on a besoin, plus que jamais, d’humanité. Je trouvais que finalement ce moment douloureux résumait bien cette impression qu’on a tous souvent, je pense, d’être écartelés entre un besoin de cœur, de chaleur, de compassion, et en face, une réalité mécanique, froide, déshumanisée. Des écrans, des ordinateurs, en face d’une âme qui ne s’y retrouve plus. La chanson interroge cela, et le personnage finit par traduire cela en violence. Mon propos n’est pas de pousser à la violence, ni même de la valoriser, bien au contraire, mais de montrer comme la violence de notre monde pousse aux pétages de plomb justement. On parle souvent de burn-out, on voit les extrêmes monter de tous bords, on reste bouche bée face à la violence grandissante. La chanson parle de la frustration permanente qui semble pousser à cela. »

Clip

« J’avais plusieurs idées de clip, et ce n’était pas vraiment évident de mettre en image, avec peu de moyens, un titre aussi long, et sans tomber dans du trop figuratif. On a fait un premier clip qui n’a pas fonctionné, la vision des réalisateurs ne collant pas avec la mienne et j’ai décidé d’en faire un autre, accompagnée de quelques potes qui ont joué le jeu. Mon idée était de montrer un certain nombre de personnages qui jouent le jeu de notre société à l’extrême : renvoyer une image perpétuellement positive, tout sourire, même quand le cœur n’y est pas, jouer le jeu de l’hyper réussite, hyper joyeux, hyper heureux, hyper filtres, hyper, comme dans les pubs qui nous entourent, hyper positifs, familles hyper heureuses, hyper jeunes, hyper propres, hyper parfaites. Le but était qu’au fur et à mesure de la chanson, tous ces personnages portent tellement la pression de cette image, qu’ils finissent par péter les plombs. L’image se craquelle petit à petit, on commence à ressentir que tout n’est pas si parfait, jusqu’à ce que tout explose. Mais cette violence et cette colère de tous ces personnages viennent se confronter à la douceur du personnage principal, cette petite fille, jouée par « Angèle » qui avec son visage doux, semble proposer qu’il est possible de grandir autrement que dans cet antagonisme pression/dépression. »

Projets

« Beaucoup de projets pour l’année à venir. Après ce premier single, un deuxième titre devrait sortir avant la fin de l’année, puis l’album le 28 février, et le roman au mois d’avril. En parallèle, je vais donc reprendre la route pour présenter tout cela sur scène, et je suis en plein travail de résidence dans plusieurs salles de concert pour mettre en place deux spectacles. Le premier est dans la continuité de ce que je faisais avant, à trois sur scène, avec Clément aux machines et clavier, et Virgile à la guitare. Le show évolue un peu par rapport à avant, puisqu’on travaille une scénographie et des lumières avec un ingé light, et qu’on a intégré de nouveaux éléments, notamment des percussions, et beaucoup plus de pianos. En parallèle, je monte avec spectacle piano voix avec mon compère Anthony, avec qui j’ai composé l’album. Ce spectacle est plus intimiste, il présente tous les textes dans une forme beaucoup plus épurée, et en même temps, le travail du piano est très intéressant, il ne joue pas juste des boucles derrière, au contraire il accompagne intention par intention, et mot par mot ce que je dis dans mes textes, il y a donc un côté très expressif. On jouera pour la première fois quelques morceaux de ce nouveau show lors d’une rock in loft en OFF du MAMA, le 17 octobre à Pigalle.

Enfin, j’ai décidé de mettre une priorité sur les actions culturelles, c’est à dire, aller à la rencontre de publics qui ne vont pas forcément dans des salles de concert. Je vais donc faire cette année énormément d’ateliers dans des collèges, des lycées, des prisons, des EHPAD, etc. Et cela est une partie essentielle du projet de La Pietà. Mettre du social, ou tout simplement de l’humain dans ce que l’on fait, cela donne du sens, plus que de courir après des disques d’or ou des playlists. »

>> Site de La Pietà

 

 


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