Paradis Artificiel(s)

¡Ya Basta ! Records

Philippe Cohen Solal Paradis artificiel(s) Ce paradis artificiel au singulier dans lequel le fondateur du Gotan Project puise ici son inspiration musicale, c’est celui du Club des Hashichins créé par le docteur Moreau de Tours pour étudier les effets des drogues et dont les réunions se tenaient dans un appartement sur l’Ile Saint-Louis en présence d’illustres amateurs comme Théophile Gauthier, Eugène Delacroix ou Charles Baudelaire. Les paradis artificiels au pluriel sont ceux explorés par ces illustres cobayes épris de science au point qu’il leur était doux de donner de leur temps libre de cerveau pour des expérimentations qui inspireront des chefs d’œuvres, notamment Les fleurs du mal. Ici on replonge en musique le temps de dix titres dans cette époque avec quelques pièces du poète maudit comme “Harmonie du soir”, “Le parfum” ou bien “À celle qui est trop gaie”, censurée alors. Le disque, à écouter d’un trait, se révèle être une enivrante invitation au voyage, un dawamesk dont on aurait gardé que le miel.

À écouter en priorité : “L’invitation au voyage”, “Shizuka”, “Rue Baudelaire”.

XAVIER-ANTOINE MARTIN

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