High Five

À tant rêver du roi

High fiveMis de côté pour développer d’autres formations (Rubican, en solo, Francky Goes To Pointe-à-Pitre, en trio), le premier projet solo de Pierre-Louis François refait surface avec ce cinquième album qui parait sept ans après le classieux Stars and Stones (2013). Le Charentais d’origine y délaisse quelques peu sa power-pop baroque d’antan pour revenir à quelque chose de plus minimal et de moins arrangé. Aidé de Nicolas Ceuille à la batterie et aux claviers (“Seal of quality”, “Pyjamarama”), il joue la carte de la douceur (“Colorblind”) ou de l’énergie (“Every missing part”), en faisant varier les tempi (de la noisy-pop de « Counterclockwise » à “Guess my powers” aux belles empreintes électroniques) et en mettant en avant l’épure pour mieux faire respirer ses chansons (“Simple math”, “With new eyes”). Sa voix, toujours maîtrisée (“Poisoner”), vient habiller avec délicatesse et assurance des titres construits autour de la guitare Bass VI, inspiration phare du songwriter sur ces douze titres qui viennent revigorer son projet laissé (trop) longtemps dans les tiroirs.

À écouter en priorité : “Guess my powers”, “Simple math”, “Poisoner”.

ÉMELINE MARCEAU

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