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manu lanvinS’il est généralement convenu que le rock descend du blues, ce nouvel album, le quatrième du chanteur guitariste, fait le chemin inverse. Par le biais de reprises inspirées, Manu remet une couche de vernis blues aux classiques du rock, réinventés ici, que sont « Highway to hell » ou « Satisfaction ». Un résumé en quelque sorte du parcours de l’artiste passé par le rock à ses débuts et qui a trouvé un nouveau medium dans la note bleue depuis deux disques. Un genre qui colle parfaitement bien à sa voix, de gorge éraillée, et au feeling émanant de son jeu de guitare, en dépit d’une urgence héritée du rock, qui souffle l’auditeur le temps d’un boogie ravageur (« Shake it lady ») ou sait, à l’opposé, faire preuve de tendresse (« When it’s too late »). Entre ces deux extrêmes, représentant l’Alpha et l’Oméga de sa musique, Lanvin sort le grand jeu (la luxuriance des arrangements, piano électrique, chœur gospel) et abat un carré d’as sous la forme de collaborations prestigieuses.

À écouter en priorité : « Rock me baby », « Je suis le diable » et « So come down ».

RÉGIS GAUDIN

>> Site de Manu Lanvin 


Publié le