Des ruines et des poèmes

Le Bruit Blanc / Differ-Ant

louis arletteCe deuxième effort voit l’ancien ingénieur du son (de Air, notamment) affiner son style et ajuster encore un peu mieux son costume d’artiste. Un geste musical que l’on pourrait résumer d’un seul mot : l’épure. Au niveau des arrangements tout d’abord, la formule se resserrant autour des synthés, les guitares, bien que présentes, restent un peu à l’arrière-plan. Une démarche rapprochant le chanteur de la cold-wave anglaise, le tout produisant un contraste saisissant avec ses textes, soignés, et inspirés de la littérature classique, dans la grande tradition de la chanson française (cf. la reprise de Jacques Brel « Je suis un soir d’été »), au sens toujours aussi cryptique. Dans le même ordre d’idée, le musicien a considérablement allégé son propos, pour le plus grand bien de sa musique d’une manière générale. Les chansons semblent plus courtes, donnant le sentiment d’un album qui file, à l’instar du temps qui s’écoule inexorablement.

À écouter en priorité : “La Discorde”, “La Carence”, “Petite mort” ainsi que “Des Ruines et des poèmes”.

RÉGIS GAUDIN

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