BONGO HOP

L’afro-colombien à la française

Étienne Sevet est le trompettiste et meneur du projet The Bongo Hop. Avec ce groupe, il a pu parcourir le monde entre concerts et recherche de nouvelles sonorités. Satingarona pt. 2, son deuxième album, explore encore une fois les sons afro-caribéens et se permet d’aller chercher l’inspiration dans les musiques africaines. Auparavant journaliste musical, documentariste ou encore maître de conférences, Étienne Sevet a embrassé une carrière de musicien sur le tard à son retour de Colombie. C’est d’ailleurs toutes ses rencontres faites là-bas qui l’ont poussé à être musicien : « Rencontrer des musiciens que tu apprécies, ça donne des ailes. J’avais toujours eu envie de faire de la musique, mais je n’avais jamais osé franchir le pas ». Accompagné du producteur Patchworks qu’il rencontre à Lyon, il se lance dans la création d’un premier album dès son arrivée : « Je lui ai fait écouter la maquette du titre “Nowa” du premier album. On a ensuite pondu le morceau très vite. Et l’on s’est très vite rendu compte que le résultat de notre collaboration pourrait être très intéressant ». Le premier opus sort en 2016. C’est un succès. Dedans se mélangent beaucoup d’influences : musiques congolaises, ouest-africaines et caribéennes. Après deux ans de travail, sort la deuxième partie. Dans cet album, « il y a des ajouts autour de la culture haïtienne et des musiques d’Afrique lusophone qui complètent toutes les sonorités découvertes en Colombie » explique Étienne. Il aime aussi à travailler avec différentes voix comme celles de Greg Frite, Cindy Pooch ou encore Nidia Gongora : « Je trouvais important que l’on puisse travailler sur des thématiques sociales avec Nidia comme le trafic avec “La Carga” ». Le voyage musical est ici aussi un moyen de parler du monde.

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YAN LE NY
Photo : SEBASTIEN CRINER


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