Princess Thailand

Autoproduit

PRINCESS THAILANDRepérés ces derniers mois par leurs prestations scéniques débridées, les Toulousains n’ont rien perdu sur disque de ce qui les caractérisent en live ! Leur chant, tantôt scandé, crié et habité, chasse la-demi-mesure tandis que leur énergie, frontale et abrasive, opère dés les premières notes de ce premier album ô combien dense et riche en émotions. Les chansons prennent le temps de se construire et de se mouvoir dans leur décor tapissé de guitares saillantes, de basses épaisses et de rythmiques et boucles répétitives, puis se faufilent en secret ou chevauchent dans le noir pour mieux exploser au grand jour (écoutez “A’nnay” et ses incantations ou “Drone under”). Dans sa matrice infernale où se mêlent à la fois rock psyché, punk, cold-wave, noise, krautrock ou post-rock, le quintette s’impose en digne héritier de Siouxsie et de Savages (“I can see”), laissant — après le passage de ses déflagrations quasi chamaniques — à peine le temps de nous sortir de l’état d’hypnose et de fièvre dans lequel on était entré.

À écouter en priorité : “I can see” et “Drone Under ”.

ÉMELINE MARCEAU

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