Not easy to cook

Born Bad Records

cannibaleDu fin fond de sa Normandie natale, le groupe a réussi à créer l’illusion d’une musique psychédélico-tropicale. Cela avait donné un album formidable il y a deux ans et aujourd’hui les Normands s’apprêtent à remettre le couvert. Les ingrédients sont, peu ou prou, les mêmes. Des instruments vintage, beaucoup d’orgue psyché, et une bonne dose d’imagination, le nez planté dans un atlas à rêvasser devant des cartes géographiques. Ainsi, la formation plonge les influences convenues des années 60 et 70, encore mieux assumées que par le passé, dans un chaudron bouillonnant qui, du dub à l’afrobeat, fait bouillir la marmite et les oreilles de l’auditeur, offrant un spectre encore plus large que sur le premier disque. Encore mieux, de l’écriture à la production, tout est à l’avenant et contribue à élever la barre. Les compositions, à tiroirs, ne sont pas avares de développements surprenants et d’angles barrés parfaitement mis en valeur par une production au diapason. Hypnotique et dépaysant.

À écouter en priorité : « Ghost », « Do not love me too much », « Machine gets old » et « Not easy to cook ».

RÉGIS GAUDIN

 

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