Bordelophone

Autoproduit

BordelophoneLe disque a commencé depuis à peine cinq minutes et ces nouveaux impétrants ont, déjà, totalement bousculé nos certitudes. Par son aptitude à marier les contraires, à sauter d’un genre à l’autre, le quartet instrumental tourneboule l’auditeur au point que l’on finit par penser que ce groupe porte décidément bien son nom. Puis, une écoute attentive permet de mieux en cerner les enjeux. Car derrière le “bordel” de façade, le groupe pense sa musique, agencée de manière très précise dans les moindres détails : un subtil mélange entre rigueur formelle, technique virtuose et créativité débridée. Normal, la moitié des musiciens (Jonathan le guitariste et Olivier le bassiste) sont issus du conservatoire où ils enseignent toujours. Dans ce contexte, la formation apparaît comme un exutoire pour ses membres. Une sorte d’éclate totale où l’on s’en donne à cœur joie. Le trait d’union, entre fusion jazz-funk, reggae et métal, existe : on l’a trouvé dans ce disque au groove puissant !

À écouter en priorité : « Delpez », « State of Emergency », « 445 », « Apollo 13 » et « Jambon de Bruxelles ».

RÉGIS GAUDIN

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