Beyond Trouble

Labelle usine

Venus in the dustLa guitare lourde et porteuse de Fabien Pilard annonce à pas de loup la voix gothique et dépressive de Stéphanie Maon. Cette musique a des accents lugubres et se veut l’héritière d’une new wave habitée et possédée, à grand renfort d’une vraie dramaturgie musicale. L’alchimie fonctionne à fond dès “In decay” et “Massive jungle”. Tout en retenue “The daisy doll” ouvre d’une voix caverneuse l’orientation moins abrasive de ce deuxième album. Certes, la voix de Stéphanie sait se faire également claire et belle, mais le groupe se sublime en jouant sur les contrastes et en durcissant le ton, à l’image du possédé “Here after”. Dans la foulée, “No borders” montre bien une envie d’en découdre. Il faut bien le dire aussi, la production, très do it yourself, souffre un peu du manque de moyens, mais l’essentiel reste dans les chansons écrites par le duo, et de ce côté-là, c’est plutôt une belle réussite.

L’alchimie fonctionne à fond dès “In decay” et “Massive jungle”.

PATRICK AUFFRET

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