Certaine Ruines

Born bad records

cyril cyrilAlors que sonne le glas de leurs projets précédents (Mama Rosin, Plaistow) et que vient l’heure de se lancer dans de nouvelles aventures, le duo ne s’est pas trop posé de questions quand il a fallu nommer leur nouveau groupe : ce dernier portera, en double, leur prénom commun. Un patronyme intriguant, mais pas autant que la musique des Genevois qui se font forts sur ce premier disque de donner de nouvelles couleurs au psychédélisme, mariant sonorités orientales, instrumentation à l’avenant, textes cryptiques mais portés par une vision alter-mondialiste et ascèse rythmique près de l’os. L’alchimie fonctionne au-delà des espérances, le résultat est vertigineux, hypnotique. Proche de la transe, l’auditeur plonge alors dans un abîme de perplexité ne sachant plus très bien ce qu’il est, au juste, en train d’écouter. Les langues (français, dialecte libanais) se croisent alors que le banjo, affublé de différents effets, prend des airs de bouzouki ou de lyre. Dépaysant.

À écouter en priorité : « Tamam », « La Ville », « Sayyara » et « Le Vide ».

RÉGIS GAUDIN

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