Glimpses

Howlin Banana Records

bootchyPareil, mais différent. Voilà, en trois mots, ce qu’il faut retenir du troisième album de ce quintette bordelais. On reconnaît vite leur touche : des guitares précises, pleines de fougue contenue, un son psyché (entre nous pas franchement original), des morceaux qui vont droit au but ne dépassant guère les 3 minutes…  Mais aujourd’hui la légèreté presque enfantine les a abandonnés au profit d’une rêverie adolescente, parfois mélancolique, parfois heureuse. Ce disque, enregistré dans les Landes, est frappé d’un plaisant sceau DIY : fait de bric et de broc, de morceaux jusqu’alors inachevés, de chutes de studio, d’anciennes démos. On y entend de tout : le Paisley Underground, dont ils se revendiquent, les Byrds, le Brian Jonestown Massacre, des voix fantomatiques venues des Spacemen 3, un son twee pop à la manière des Parisiens d’En Attendant Ana. Une palette variée pour un disque qui ne va pas bouleverser la place de la France dans le monde, mais peut-être celle de Bordeaux en France.

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BENJAMIN PIETRAPIANA

À écouter en priorité : “The man with the cane” et “Lady Sunshine”.


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