Therianthropie Paradis

Claro Oscuro/Modulor

THE RODEOIvre d’amour”, morceau magnétique et entêtant, ouvre avec bonheur ce déjà troisième album du projet solo de Dorothée Hannequin, la chanteuse d’Hopper, respectable groupe indé français des années 2000. Le temps a passé, Dorothée, assagie, chante maintenant en français d’une voix de velours. Plus pop que rock, mais toujours un peu sauvage, elle « entend les loups » et le restitue d’une manière magnifique. Inspirés, pour ne pas dire touchés par une grâce divine, les neuf titres de ce paradis mi-homme, mi-animal, résonnent avec élégance en renvoyant à la pop des années 70-80. Il y a du France Gall (“L’orage”), du Lio (“Candelabre”), du François Hardy même dans cette manière candide de chanter des amourettes avec des mélodies à la fois sucrées, enlevées voire mélancoliques (“Que ma mémoire vive”). Les beaux chœurs de “Cryogénie”, l’un des moments fort de l’opus, offrent un supplément d’âme. Sur la fin, la chanson titre délivre un dernier élan de noirceur tout à fait recevable.

À écouter en priorité : « Ivre d’amour », « Cryogénie » et « L’orage ».

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PATRICK AUFFRET


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