Crave

InFiné

LEONIE PERNETC’est une entrée en douceur dans un univers vaste, mystérieux et troublant qu’offre la multi-instrumentiste sur ce disque. On s’approche progressivement d’une noirceur étrange jusqu’à atteindre son apogée au milieu de l’album avec “Father”. Le morceau prend aux tripes et plonge dans une ambiance inquiétante. À 28 ans, la chanteuse-compositrice fait émerger, trois ans après son premier EP, une musique électronique sombre, empruntant le son rétro des synthétiseurs cheaps des années 80, en y rajoutant des basses puissantes. Des basses rappelant l’atmosphère pesante de certains dubstep anglais. Et quand elle choisit de mettre en musique la poésie de François de Malherbe sur “Rose”, elle mixe synthés planants et violons à des voix distordues. Résultat, ici l’inquiétude laisse progressivement place à une certaine mélancolie. Les textes, les chœurs ou les chants plus lyriques, tout ça se mélange parfaitement avec une construction sonore presque cinématographique. 

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YANN LE NY

À écouter en priorité : “Father » et « Butterfly ».


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