La Vague @Clemence Rougetet

À contre-courant

 

Avec des racines rock, ce duo travaille sur l’hybridation, en allant chercher aussi bien des sons électro que des instruments ancestraux, comme un tambour chinois. La musique de ce tandem parisien est donc en perpétuel mouvement. Un style qu’assument volontiers Thérèse, la chanteuse du groupe et John, le guitariste. La genèse du groupe ? Tout commence dans un bar dans le 14e arrondissement de Paname en 2010. Et, ironie du sort (ou pas), le lieu s’appelle L’imprévu. Après deux années de concerts d’improvisations, les compères tournent dans les bars avec un set entier de reprises. Vient alors la création de leur formation en 2015, afin d’entamer une phase d’écriture et de concerts. Mais ce n’est qu’en 2017 que sort leur premier EP, baptisé Serotonin, réalisé en autoproduction grâce à un financement participatif. « Par défi et par besoin ; on voulait sortir quelque chose », lance Thérèse. Puis d’ajouter : « Dans le milieu de la musique, ton premier EP est ta carte de visite, même si on sait bien que l’on ne s’attend pas à faire une tournée des Zéniths avec. Mais tant que tu n’as pas cet outil-là, personne ne s’intéresse à ta musique. » Surgit donc rapidement cette envie commune de vouloir aller plus loin, de confronter leur travail au regard des autres, notamment des professionnels. En clair, « sortir de notre taverne. » D’où leur participation au Zebrock, la scène tremplin associée à la Fête de l’Humanité. Au-delà de sa valeur humaniste, John perçoit cet accompagnement comme un « accélérateur » dans leur jeune carrière. « On a fait en trois mois ce que l’on aurait fait en deux ans », admet-il. Un œil extérieur et sans affect apprécié par le duo.

 

>> Site de La Vague

 

Texte & Photo : CLÉMENCE ROUGETET


Publié le