Color Me

Microcultures

Miles Oliver, son album "Color Me" Tel un cow-boy solitaire, il se balade dans les confins de la musique folk. En partenaire de chevauchée, l’ombre de Bonnie “Prince” Billy plane sur ce troisième album du Parisien. Dix morceaux à l’écriture sombre, où les rythmiques lo-fi rock (“Saturdaze”) viennent percuter des notes plus sad-folk (“I wander why”). Les boucles lancinantes de guitare adossées à celles de piano (“Synth Mary”) accrochent l’oreille. Se dégage alors un sentiment de tension, où l’artiste se débarrasse de tous superflus et autres artifices dans ses arrangements (“Nothing to hide”). L’intelligence musicale de ce nouvel opus se résume donc par la symbiose entre les sonorités abrasives et les textes portés par sa belle voix cassée. L’anglais supplante le français, mais qu’importe, l’ambiance lourde réussit toutefois à créer un frisson, tant la beauté froide s’impose au fil des écoutes. Un charme certain.

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À écouter en priorité : “Color me” et “Nothing to hide”.

Date de sortie de l’album : 9 novembre 2018

CLÉMENCE ROUGETET

 


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