Waves

JauneOrange

“Billy” ouvre gentiment et mélancoliquement cet album de la formation belge originaire de Liège, hantée et habitée. Produit par le Français Yann Arnaud (Air, Phoenix…), le disque débouche l’horizon en ajoutant un phrasé presque parlé à des rythmiques synthétiques et répétitives (“Hunter”), voire en syncopant le discours d’une manière très hip-hop grâce à l’intervention du rappeur américain Serengeti (“Late night”). Mais le combo sait aussi se la jouer savoureux comme le montre le très beau “Blizzard” et ses chœurs envoûtants. Un temps calme plus tard (“Light”), “Crow”, excellent titre au phrasé poignant, relance la machine planante avec élégance. Le morceau-titre conclut l’opus dans un dernier élan très convaincant quoique retenu. Au final, cette collection de printemps du collectif possède les arguments pour s’imposer sur la longueur aux côtés de, par exemple, Alt-J et les autres ténors occidentaux de la pop stratosphérique. La musique du plat pays a encore de bien beaux jours devant elle.

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À écouter en priorité : “Hunter”, “Late night” et “Crow”.

Patrick Auffret


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