Volage @Guendalina Flamini

Le 18 mai 2018, le Petit Bain, Paris (13).

 

20 h 30 : On se prépare pour le Petit Bain, on met ses baskets, on sait qu’avec les groupes du label d’Howlin’ Banana, ça va pogoter sévère, faut s’équiper. Avant de partir, en fermant la fenêtre du salon, on reconnaît Marietta qui s’affaire dehors vers le métro : serait-il en retard pour son DJ set ?

21 h 30 : On descend les escaliers vers le cœur de la péniche où Marietta passe une musique de circonstance.

22 h : Les Th Da Freak ouvrent le bal. Torses velus, cheveux longs et colorés, jeans déchirés… Un peu grunge, ils ont le style. Le talent aussi. Un set fluide, qui s’enchaîne parfaitement bien, entrecoupé par des « On est contents d’être à la release party de Volage » : heureux de faire la promotion des copains de vive voix, comme visuellement, arborant un T-Shirt des Bad Pelicans. On apprécie les 60 minutes de live présentant leur nouvel album Hood (qui changent des 20 minutes réglementaires des premières parties). Une musique un peu 90’s, parfois pop lo-fi, garage… Depuis le temps que l’on en entendait parler d’eux…

23 h : Dans le public on repère le chanteur des Madcaps, un des mecs des Johnny Mafia, un de Chouette (vu aussi dans Coupe Colonel)… Rassemblement de belles personnes du milieu undergroud rock-garage. On se sent bien entourés !

23 h 30 : Enfin, les voilà, les hommes de la soirée. La dernière fois que l’on avait écouté avec attention Volage, c’était pour leur EP Coffee Dreamer sur lequel on avait apprécié la pop-noise-psyché et les harmonies de voix. Sur ce nouvel album, Sitting sideways, le rock du quatuor tourangeau se fait tantôt d’un grunge léger, tantôt de ballades indie, de garage pop avec les mélodies des claviers. Une violoncelliste est invitée sur scène, leur musique prend une autre dimension, une autre ampleur : on se laisse envoûter. Tout est dans la subtilité, la douceur.

1 h : Derniers métros et réveil le lendemain obligent (pas de repos pour les guerriers – comprendre freelances), on quitte à regret le Petit Bain, sachant que l’on va louper un super live, celui des Kaviars Special, déjà vus à Rennes lors du festival I’m From Rennes 2016, et adorés !

PETIT MOT DE LA FIN : Howlin’ Banana, en sus de porter un des meilleurs noms de label au niveau galactique, excelle par sa ligne artistique sans faille. Que du bon, on prend le tout : Jaromil Sabot, Gloria, Sapin, Bootchy Temple, The Madcaps…

SECOND PETIT MOT DE LA FIN : Une mention pour les illustrations des pochettes et affiches du label qui sont toujours remarquables : celle du nouvel album de Jaromil Sabor est un monde extraordinaire à lui seul ; on aime notamment beaucoup le zoom sur la photographie de Martin Parr (photographe plein d’humour – de l’agence Magnum) choisie pour la pochette du dernier Volage. À noter que l’album Hot Sauce des Madcaps mettait aussi en Une une photographie de ce cher Martin. Décidément…

>>> Site : howlinbananarecords.bandcamp.com

Texte : Laura Boisset

Photos : Guendalina Flamini


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