Mon herbier du monde entier

Blow the fuse records

 

Enfin, les frères Chiasson sont de retour. Des machines, des sons électroniques froids : tiens, on change de ton. Mais seulement pour une minute d’intro. Les guitares arrivent. Plus féroces que jamais. Le garage du duo québécois se fait éclatant. On commence fort l’album. Solo de guitare. Batterie puissante. Riffs stridents qui décoiffent. Trois ans qu’on l’attend cet album, que c’est bon !

Puis changement d’atmosphère sur le morceau qui suit, « Exil ». On ralentit le rythme. On se fait plus psychédélique. Le chant se fait orientalisant. Des effets sur les voix, plus que sur leur album précédent, La réalité nous suffit . On écoute leur poésie avidement, la dispute d’un couple et la perte de repères. On chante le refrain avec eux : « Je suis en exil dans notre appartement /Toujours en exil dans un appartement ». Plus riche, ce nouvel opus va dans des contrées psyché envoûtantes, parfois avec des tonalités folk… Le duo varie les ambiances, joue sur les superpositions, de voix notamment, donnant à leur musique plus d’ampleur.

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À écouter en priorité : “Exil”, “Apne” et “Mode d’emploi”.

LAURA BOISSET


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