Pleasures, leur album Feel it Rise sur Longueur d'Ondes

UN IMMENSE PLEASURES

Les Marseillais de The Pleasures viennent de sortir avec Feel it Rise un excellent album de pop-rock aux réminiscences sixties évidentes. Le combo n’est pas né de la dernière pluie puisqu’il compte parmi ses membres un ex-Neurotic Swingers et un ex-The Expressway.

La scène garage a longtemps fait les beaux jours de Marseille. Stéphane, guitariste des Pleasures, en est issu tout comme son label, Lollipop. À la tête des Neurotic Swingers, il a donné des centaines de concerts dans l’Hexagone et en Europe. Il ne renie pas cette période mais il avait envie, avec son nouveau groupe, de s’ouvrir à d’autres horizons musicaux. « Il n’y a aucune limite de style dans The Pleasures. On peut entendre bien sûr une orientation pop sixties anglaise à la Beatles ou Kinks dont nous sommes tous fans dans le groupe mais il n’y a pas que cela. Nous sommes inspirés par des millions de groupes. Jamais on ne se dit on va sonner à la manière de… Nous ne voulons appartenir à aucune chapelle. Avec Pleasures, nous voulions casser tous les codes. »

Pleasures, leur album Feel it Rise sur Longueur d'Ondes

Avec Patrick, un Anglais exilé dans la cité phocéenne depuis une dizaine d’années et qui a connu son heure de gloire Outre Manche lorsqu’il jouait dans The Expressway avec un ancien Jesus and Mary Chain, John Moore, le groupe commence à se produire à Marseille notamment lors d’une première partie des Limiñanas ou sur le toit de la cité radieuse lors d’un ciné-concert consacré aux Beatles. Les titres prennent forme à ce moment-là. Aujourd’hui, le groupe a envie de voir plus loin que Marseille et des concerts sont déjà prévus à Paris et Lyon, notamment. « Lorsque nous avons monté The Pleasures, nous n’avions pas d’idée précise sur ce que nous voulions faire. Patrick et moi avons commencé à écrire des morceaux sans idée définitive, même s’il y avait bien sûr une structure cohérente. Ce que nous voulions néanmoins c’est que notre musique ait un côté pop avec une structure classique couplet/refrain. »

Co-gérant de Lollipop, Stéphane a eu l’envie de faire tout de A à Z et donc de sortir le disque sur son propre label. « Closer voulait nous signer mais j’ai préféré sortir le disque chez Lolipop. Avoir son propre groupe sur son label te permet de faire les choses comme tu le souhaites. Tu n’as aucune censure. C’est un vrai luxe. Si tu as envie de faire un titre de sept minutes comme il y en a un sur l’album, tu le fais. » The Pleasures est un groupe un peu à part à Marseille dans une scène locale qui a en général un son plus dur. « En même temps, cela ne nous dérange pas de jouer avec des groupes qui sonnent totalement différemment de nous. Si l’on doit être à l’affiche avec Conger ! Conger ! qui est un groupe noise, ce sera avec plaisir. »

Pleasures, leur album Feel it Rise sur Longueur d'Ondes

Enregistré à Marseille dans un studio de Saint-Pierre en juin 2017, Feel it Rise devait à l’origine n’être qu’un EP, mais le groupe ayant suffisamment de matériel, l’idée d’un album germe très vite chez les membres du groupe. Avec sa pochette orageuse qui évoque les tourments d’un Francis Turner, le disque nous fait découvrir une pop étrange et assez peu entendue chez nous. Un premier album audacieux dans lequel on trouve aussi bien des morceaux pop classiques que de longs titres planants et atmosphériques. Une belle réussite qui permettra certainement à Pleasures de conquérir une reconnaissance méritée.

 

Texte : Pierre-Arnaud Jonard

Photos :  Pirlouiiiit et François Guery

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