Ecce Homo

Les Disques du Hangar 221

Heliogabale, leur album Ecce Homo sur Longueur d'OndesLa chanteuse Sascha Andrès commence par chuchoter sur le titre “Toboggan”. Soudain, comme une injonction, elle invective à plusieurs reprises : “Colonise-moi”. C’est ainsi que la bête se réveille sur ce septième album. Et par là-même, que la langue française fait une irruption massive dans la création : une première, depuis les débuts en 1995. Le quatuor entreprend un état des lieux de sa matière musicale, dans les eaux troubles d’un rock viscéral et différent. Sans sombrer dans la nostalgie, il renoue avec son côté le plus bruitiste tout en assumant des textes aussi frontaux que mystérieux.

La tension électrique atteint des sommets sur “Les enfants sauvages” et il faut bien une “Bourrasque” pour redescendre sur terre. En forme de conclusion, “Dizzy” s’autorise de nouveau l’anglais, comme un dernier clin d’œil au passé, que les jeunes de moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Mais le groupe est plus que jamais vivant, tant ce disque le déclare haut et fort.

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À écouter en priorité : “Les enfants sauvages”, “Attends-moi”, “Toboggan”.

LAURENT THORE


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