Sans amertume

Et si la vie n’était qu’attente ? Avec son premier single, Sur le fil, l’artiste et producteur parisien dévoile un univers à la croisée de la pop et du rock, avec une écriture très personnelle.

L’histoire du morceau

“J’écris de façon assez autobiographique. La chanson vient d’une expérience personnelle que j’ai voulu sortir de moi et, en même temps, c’est un message adressé directement à quelqu’un. Je voulais partager un minimum cette expérience sans en faire quelque chose de trop personnel. J’ai donc essayé de faire un morceau qui ne parle pas que d’amour, mais d’attente en général. De base, c’est une chanson qui parle du déséquilibre amoureux, quand il y en a un qui aime plus que l’autre. Au final, je voulais faire quelque de plus chaleureux, parce que c’est dans ces moments-là que l’on a besoin de communiquer avec les autres et pas juste se replier sur ses émotions. Du coup, j’ai fait un morceau général sur ce que l’on attend de la vie et la façon dont on l’attend.

Après, comment j’ai écrit ce titre ? J’ai ce syndrome de l’escalier, c’est-à-dire qu’une chanson en soi peut me prendre ¼ d’heure à écrire, comme c’est le cas ici pour “Sur le fil”. Sauf qu’il s’est passé deux mois avant cette étape d’écriture. J’ai cogité pendant ce laps de temps et puis un jour, je me souviens, je descendais de Pigalle pour prendre un bus vers le Marais, toujours accompagné d’un carnet de note ; j’ai écrit ce titre le temps du trajet en “one shot”. Et la version manuscrite d’alors est exactement la même version du single enregistré aujourd’hui. Il m’a fallu un certain temps après avoir vécu l’expérience pour pouvoir trouver les mots, pour pouvoir la raconter de façon juste. Ce n’est pas du tout pareil de vivre un évènement et le raconter”.

L’enregistrement aux Studios Ferber

“Les Studios Ferber sont tellement mythiques : j’en ai entendu parler depuis des années, c’est là où Kravitz, Gainsbourg, Bashung sont passés. Je connaissais le lieu de nom mais la rencontre s’est faite spontanément et c’était un vrai hasard en fait. Avec mon groupe, on a joué au Festival Rootstock au Château de Pommard en juillet 2017. Il y a eu une vraie connexion avec l’équipe du festival, qui nous a demandé où l’on pouvait retrouver du son… Malheureusement, nous n’avions alors rien d’enregistré, il fallait attendre. Comme ils ont eu un gros coup de cœur pour nous, c’est grâce à leur soutien que nous avons pu passer une journée aux Studios Ferber. Et le hasard total fait que le régisseur qui nous a organisé la session est une connaissance !”.

La réalisation du clip

“D’ailleurs, que ce soit dans mes projets ou dans ma vie en général, c’est le hasard des rencontres qui fait office de fil rouge. Valentin, qui est le boss de Phosphène Productions, je l’ai rencontré par hasard à une soirée sur les quais de Seine. Comme il est également musicien, on a “gratouillé” ensemble lors de cette soirée. Cela n’avait pas donné suite, mais on est resté en contact sur Facebook. A l’époque, je ne faisais pas de musique spécialement et lui, n’avait pas encore créé sa boîte : nous n’étions encore qu’étudiants, voir même lycéens. Au final, c’est lui qui m’a recontacté quelques temps plus tard, en me proposant de le retrouver à son bureau. On s’aperçoit que l’on est dans la même énergie. Je lui ai parlé de cette session à Ferber où je voulais filmer au moins un titre. Au final, lui et son équipe ont été d’une générosité et d’un sérieux sans faille”.

 

Les échéances ?

“J’aimerais pouvoir sortir un EP courant octobre. Pour les vidéos, l’idée est de sortir une vidéo tous les trois mois : la première en mars, la seconde en juin et un troisième clip, plus fort pour accompagner la sortie en octobre prochain. Les trois morceaux restant seront divulgués progressivement après la sortie commerciale de l’opus. On ne s’est pas fixé de plan rigide dans l’optique de réussir à tout prix : on se laisse un espace de liberté pour voir comment les choses évoluent. Pour la sortie de l’EP, j’ai envie de réaliser quelque chose en septembre : une sorte de showcase privé. Sans oublier une release party en octobre dans une salle parisienne”.

 

Texte: Clémence Rougetet


Publié le