Electricity for the Coliseum

Ghetto Gator / L’autre distribution

Rufus Bellefleur, son album Electricity for the Coliseum sur Longueur d'OndesTrois ans après Temples, Idols and broken Bones, album entièrement financé par les internautes, Rufus Bellefleur nous revient enfin. C’est un vrai plaisir de retrouver dans ce nouveau disque toute la folie de ce groupe qui ne se refuse rien musicalement, piochant tant dans le hard-rock que dans le hip-hop ou la musique cajun. Un mélange détonnant : à l’intérieur d’un même morceau, plusieurs genres se télescopent pour offrir un ensemble déconcertant mais hautement jouissif où l’on passe sans crier gare de Rob Zombie aux Beastie Boys. Tant d’influences diverses pourraient offrir un album chaotique mais il n’en est rien. L’œuvre reste cohérente de bout en bout. Si l’ensemble fleure bon le fun, on ne pourrait réduire l’opus à cette dimension car Rufus Bellefleur s’avère être un combo extrêmement doué musicalement. Electricity for the Coliseum est un disque à l’esprit proche du cinéma de série B et des comics d’antan, de cette Amérique qui nous plaît tant, celle de l’underground.

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À écouter en priorité : “A new witch in town”, “Great is my depression”, “Wrong direction”.

PIERRE-ARNAUD JONARD

 

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