See the ferries fade away

Lunar Maria

Grindi Manberg, son album See the ferries fade away sur Longueur d'OndesCertains auront peut-être déjà repéré ce projet lors de son passage aux Printemps de Bourges en 2014 ou lors de sa sélection parmi les lauréats du FAIR en 2015. À l’époque, un premier EP, Fantasized lumberton, avait déjà placé en lui tous les espoirs qu’il méritait. Des espoirs largement confirmés aujourd’hui avec la sortie de ce premier album qui assoit définitivement le talent de son meneur de jeu principal, Romain Thominot. Place à une musique planante et mélancolique (“Gena”) qui trouve son équilibre entre plages intimes, ambiances plus aériennes et recoins fragiles, et par le biais desquels se dessine une fresque pop majestueuse aux multiples reflets. Celle-ci vient parfois se heurter aux caresses d’arpèges acoustiques (“Ancestor in the asphalt ») ou trouver l’énergie juste dans de rares soubresaults rock (“September sunset murmur”, “Sulphur mine”). On pense à Grizzly Bear (“Giant moa”), Elliott Smith ou Talk Talk, mais sans jamais se dire que ces derniers auraient fait mieux.

 

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À écouter en priorité : “ Lime Green Childhood” , “ Ancestor in the asphalt”.

ÉMELINE MARCEAU


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