Night Funeral

Kütu Records

Niandra Lades, son album Night Funeral sur Longueur d'OndesÀ la croisée d’un grunge sépulcral savamment arrangé et d’une indie pop menue et minutieuse, le quintette clermontois déploie la plus belle poignée de morceaux de son répertoire à travers un premier album, dont la justesse et l’éclat finissent par se vérifier, sans fausse note, piste après piste. Une chose est sûre : l’auditeur ne saurait se suffire d’une seule et unique écoute tant l’objet contient son lot de surprises et de filiations diverses, patiemment dévoilées goutte à goutte. Car si le premier titre peut rappeler les six cordes crasseuses de Soundgarden ou de Sonic Youth, les mélopées plus délicates d’un Eels ou d’un Eliott Smith se manifestent toutefois rapidement avec la seconde piste, “Night funeral”, sorte de pastiche ré-apprêtée du célèbre “A day in the life” du Fab Four. Tout au long du disque, le groupe multi-influencé ne cesse de semer les souvenirs de ses aînés et s’enhardit de réussir à apporter une nouvelle pierre à l’édifice encore insoupçonné du rock alternatif en Hexagone.

 

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À écouter en priorité : “Carvalhal”, “Crows”.

XAVIER LELIEVRE

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