Suicide Notes

Autoproduit/Crucifux Records

Dead End, son album Suicide Notes sur Longueur d'ondesAvec un nom et un titre pareils, on s’attendait à pis que pendre. Nihilisme, enfer et damnation dans un fracas de guitares séditieuses. Heureuse surprise, il n’en est (enfin presque) rien. Car c’est bien par son angle le plus (power) pop et rock que le groupe a décidé de s’attaquer au punk. Bien plus énergique qu’agressif, le groupe n’en oublie pas les mélodies, servies tambour battant, dépassant rarement les deux minutes trente. La guitare ouvre la voix, la section rythmique dynamite le tout, bien servie par une production propre et carrée mettant en valeur le gros son des guitares. Ainsi, l’écoute se révèle assez énergisante, le trio nous exhorte même à « toujours nous battre pour nos rêves » (“Oi boy !”). Soit exactement le chemin suivi par Wattie et ses acolytes qui sortent cet album, le cinquième, après cinq années de silence discographique et une campagne de financement participatif réussie au-delà de toutes les espérances. Un album de passionnés, efficace et sans prétention.

 

>> Site de Dead End

À écouter en priorité : “Degeneration”, “Forever missed”, “Black thoughts”.

RÉGIS GAUDIN


Publié le