Féminine Karma

Autoproduit / Songs of Tara

Katia Oray, son album Feminine Karma sur Longueur d'OndesOn retient tout d’abord la voix, douce et éthérée. Si certaines chanteuses s’imposent par leur coffre, Katia, elle, est dans la démarche opposée. Son timbre léger donne l’impression de s’envoler et emporte l’auditeur dans une douce rêverie. Sa voix diaphane, elle la met au service d’un répertoire pop et rock, où la guitare acoustique se taille une large part, et dans lequel résonne l’écho lointain des années 1970, quelque part entre Laurel Canyon et Haight-Ashbury, qui culmine lorsqu’une cithare et une guitare électrique, moelleuse à souhait, entrent dans la danse apportant une note entre FM et psychédélique, pas désagréable du tout. Plutôt que de refaire, il s’agît plutôt de remettre à jour et d’adapter le genre à la langue de Molière assumant sans complexe la francité de la démarche. De quoi regretter encore plus les quelques rares tentatives dans un anglais scolaire et emprunté. La chanteuse est définitivement plus à l’aise dans sa langue natale.

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RÉGIS GAUDIN

À écouter en priorité : “Laisse-toi aimer”, “Sorore”, “La la la”, “Life is love”.

 

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