Yalta Club ©Carolyn C @Crossroads Festival - Longueur d'Ondes

 

Du 14 au 17 septembre 2017 à la Condition Publique (Roubaix)

CADRE : Un début en plein air sur le campus universitaire de Roubaix, la suite enintérieur à La Cave aux Poètes puis dans la très belle salle de la Condition Publique de Roubaix.

 

MÉTÉO : Du soleil, de la pluie, en demie teinte.

 

LES PLUS : Un cadre superbe, des découvertes qualitatives, une organisation parfaite, une ambiance conviviale et chaleureuse, des petits tarifs pour permettre à tous de profiter.

 

LES MOINS : Un démarrage timide avec trop peu d’étudiants s’étant déplacés.

 

AMBITION : Avec sa vocation à devenir un sorte de nouveau Mama Festival, le Crossroads festival joue sur la carte des conférences en journée destinées aux professionnels de la musique et des concerts en soirée pour se créer son identité dans le paysage des festivals actuels. Un défit plus que relevé tant la qualité du moment est au rendez-vous. On dit souvent que dans le Nord, les habitants ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas dans le ciel ; dès le jeudi, cette chaleur humaine se ressent sur le site festival alors que la musique émane du campus universitaire de la ville.
Qu’importe finalement que certains aient choisi de faire l’école buissonnière, l’énergie est là.

 

EMBALLANTS : la Cave aux Poètes est quant à elle magique. Son cadre intimiste, sa proximité avec les artistes permet de se plonger corps et âmes dans les spectacle proposés. La palme d’or de la soirée revient ainsi à Grindi Manberg et son set aérien. La poésie qui se dégage des morceaux distillés par la formation donne ses lettres de noblesse au nom de la salle. Hypnotisant, mélancolique, les anciens lauréats des Inouïs du Printemps de Bourges et du FAIR 2015 créent un cocon entouré de néons, faisant oublier le retour de la pluie dehors.

 

LA CONDITION PUBLIQUE : S’il ne fallait citer qu’une bonne raison de se rendre au Crossroads, son lieu atypique, d’une modernité sans faille pourrait suffire. Cette ancienne usine sublime la ville aux briques. Expositions et rooftop sur lequel tomates et peintures murales poussent… le ton est donné !

 

BEAUX MOMENTS : Si de nombreux concerts se bataillent la première place en terme de qualité et qu’il est difficile de les départager, Hydrogen Sea arrive grand favori. La dreampop féminine des Belges vaut le détour en live. Un moment envoûtant et puissant.
Sarasara : elle plonge les spectateurs dans sa ghost-pop planante tant influencée par Björk que David Lynch grâce à ses trois choristes et son instrument futuriste. Néanmoins sa maturité scénique nécessite encore quelques performance avant de gérer une salle aussi
parfaitement que ses vocalises.
Cheap Wine : et son rock’nroll bien seventies entre Datcha Mandala et l’icône Jim Morrison.
Cayman Kings : toujours influencés par les années 70, ces compères délurés semblent habités par l’esprit des Beatles. De leurs idoles, il tirent quelques sonorités et des tenues rétros. Ajoutez un grain de folie scénique à cette recette pour créer un tourbillon de rock à voir absolument en live.
 

2018 : L’année prochaine, bien que les dates n’aient pas encore été communiquées, le Crossroads empruntera à nouveau les chemins de traverses de Roubaix pour faire rimer nouveauté et qualité. La convivialité rare de cet événement hors normes nous rappelle le véritable sens de la musique: unir.

 

>> Site du Crossroads Festival

Texte : Julia Escudero
Photos : Carolyn C

Publié le