©Fabrice Lassort @Experience Acadie - Longueur d'Ondes

À l’Interceltique de Lorient du 4 au 13 août 2017

Le festival celte a encore fait un carton cette année :
Plus de 750 000 festivaliers,
70 000 personnes lors de la “Grande parade des nations celtes”,
68 000 badges de soutien vendus,
5 spectacles à guichet fermé,
34 000 personnes lors des Nuits Interceltiques.

Longueur d’Ondes, toujours proche du Canada, a fait une petite visite au plus énergisant des pavillons du festival : celui de l’Acadie, qui chaque année enthousiasme particulièrement le public grâce à une ambiance joviale, un accueil souriant et surtout des musiques entraînantes…

La musique dans le Pavillon de l’Acadie est non-stop : de 14 h à 1 h 30 du matin la semaine et jusqu’à 2 h 30 du matin les week-ends. Environ 150 000 personnes y sont passés en 10 jours et on vu l’un des cinq groupes (voire plus) qui ont donné en tout 59 concerts. Un vrai marathon orchestré par François Emond, Christine Lavoie et leur super équipe qui ne dort jamais, ou presque !

Backyard Devils : une voix éraillée qui gratte (encore plus certains lendemains de veille…), parfois à la Léonard Cohen, un banjo-violon fou, une contrebasse fougueuse et un chant anglo, la belle alchimie bluegrass de ces quatre nouveaux cowboys roots fait mouche.

Maggie Savoie :  l’animal sauvage déjà remarqué à cette même place il y a deux ans a évolué. Les textes de la “songwritteuse” se sont amplifiés, les musiciens — excellents — qui l’entourent donnent aussi de la profondeur à ses chansons, cependant la timidité maladive de la grande brune laisse dubitatif : à force de la voir toujours les yeux baissés sur sa guitare, ne nous regardant que quelques secondes par show, à la longue nous aussi on regarde ailleurs… dommage.

Seconde Nation : « Giguez, dansez des sets carrés, les dames d’abord, les hommes suivez… » Ici c’est le violon de l’étincelante Marie-Andrée qui mène le bal, et ce sont les mots chantés ou contés par le jovial Dominique Breau (podorythmie) qui font sourire. Les chansons à répondre et les historiettes à double sens venues d’antan (ou presque) où l’on croise « le faiseur d’lunettes, tilaritintou, l’arracheur de dents… » garantissent un fun assuré en live.

Les Bluecharms, ce qui signifie “Une mouche pour pêcher les saumons”. Ces quatre filles du nord du Nouveau Brunswick font du folk-country-néo-trad sympathique. Encore un peu jeunes pour les grandes scènes, on attend de les voir évoluer. Ne sont pas les Hay Babies qui veulent…

Jacques Jacobus arrive de la Baie-Saint-Paul en Nouvelle Écosse et son hip-hop funny ouvert sur le monde fait un bien fou ! Super contact avec le public, flow impec, il danse, il saute, fait des tours de magie… bref surprend tout le monde. Faut dire que sa « vie est un movie » ! En vacances de son groupe Radio Radio, l’Acadien qui planche déjà sur son second album solo et lorgne vers l’Europe. A bon entendeur…

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Texte : Serge Beyer
Photos : Fabrice Lassort

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