FFF ©Clemence Rougetet @Les Escales - Longueur d'Ondes

Du 28 au 31 juillet à Saint-Nazaire (44)

 

CADRE : Situé en plein cœur du port de Saint-Nazaire, sur l’Île du Petit Maroc, le festival Les Escales propose une vue panoramique sur l’estuaire de la Loire et l’océan Atlantique. Pour 74 € le pass 3 jours, les festivaliers peuvent naviguer au grès de leurs envies entre les quatre scènes que compte le festival (Grande Scène du Port, Scène Parc Expos, Scène Estuaire et Motor City Club). Pour cette 26e édition, la ville de Détroit est à l’honneur. Un pont vers les États-Unis volontairement assumé, en mémoire du débarquement du premier convoi naval américain à St-Nazaire mené fin juin 1917.

 

POINT MÉTÉO : Madame Pluie fait son apparition uniquement lors de la seconde journée du festival, en deuxième partie de soirée.

 

LA FRÉQUENTATION : Environ 50 000 festivaliers en trois jours.

 

LA DÉCOUVERTE : Tunde Olaniran, l’excentrique. Programmé à deux reprises pendant le week-end, le rappeur originaire de Flint (situé à environ 100 kms au nord de Détroit) illumine la Scène Estuaire. Son univers est un savant mélange de hip-hop et de R&B, le tout saupoudré d’une pointe d’électro. Accompagné de deux danseuses, le chanteur au look détonnant est d’une énergie débordante et communicative.

 

L’ANECDOTE : Du haut de ses 19 ans, Duane Gholston est un personnage haut en couleurs. Programmé en ouverture du festival vendredi, le jeune homme se blesse au visage à la fin de son premier titre : dans l’euphorie du moment, il a malencontreusement percuté le manche de la guitare d’un de ses musiciens. Quelques points de suture et improvisation rock plus tard, l’artiste remonte sur scène, plus vitaminé que jamais !

 

LA CONFIRMATION : “Makeba, ma che bella”… Avec son premier album Zanaka (disque de platine), Jain est la tête d’affiche Made in France de la première soirée des Escales. Le phénomène aux deux Victoires de la Musique (décrochées en février dernier), enthousiasme les spectateurs, venus nombreux en famille l’applaudir.

 

FOULE SENTIMENTALE : Imany et LP. La première est Française, la seconde est Américaine. 7 500 kms les séparent, mais les deux femmes ont en commun le talent et leur passion pour la scène. Chacune accompagnée de ses musiciens, leurs prestations respectives sont chaleureusement saluées par les festivaliers. Des femmes en tête d’affiche, une initiative à saluer !

 

LE BIG BOSS : Le festival ferme ses portes aux sons rock du mythique groupe américain des années 80, les Pixies. Frank Black et ses acolytes “lutins” (traduction française de Pixies), reprennent pendant plus d’une heure leurs standards, ainsi que les morceaux issus de leur dernier album Head Carrier, sorti en 2016.

 

NO PAPARAZZI : Camille est, comme son album sorti en 2005, sur Le Fil. Avant même qu’elle n’ait terminé son premier morceau, les photographes sont gentiment remerciés du crash barrière. La Française n’en est pas à son premier coup avec les photographes, ces derniers étant déjà persona non grata au festival Fnac Live début juillet à Paris…

 

LES PLUS :
– Le décor
– Programmation éclectique
– Tarifs abordables (de 31 € le billet 1 jour)
– Festival familial

 

LES MOINS :
– L’éclairage lors de certaines prestations n’est pas vraiment optimal
– Certains artistes sont programmés à deux reprises lors du festival
– Pour les pros : le manque d’informations des conditions photos

 
>> Plus d’info sur le site du festival

Texte et photos : CLÉMENCE ROUGETET
 

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