Ambiance ©Benjamin Pavone @Deferlantes - Longueur d'Ondes

Du 8 au 11 juillet 2017 au parc de Valmy (Argelès-sur-mer)

C’est bien pour souffler les bougies de son dixième anniversaire que les Déferlantes avaient donné rendez-vous à un public fidèle et à de nombreux artistes. Focus sur les deux journées les plus rock du festival les 9 et 10 juillet.

Ce n’est pas parce qu’on festival se situe dans le sud et qui plus est en bord de mer qu’il est épargné par le climat incertain qui plane sur la France ces derniers mois. Et pourtant si la pluie s’est invitée à l’anniversaire de cet énorme événement, elle n’a pas réussi à gâcher la fête. Désireuse de laisser place à la chaleur pour que les artistes puissent s’en donner à cœur joie, cette dernière a su s’esquiver en ces deux journées bien avant les premiers pas sur scène des artistes programmés.

À commencer par les comparses de Last Train le dimanche. Les jeunes rockeurs commencent timidement pour mieux finir en beauté par l’excellent “Fire” super tube en puissance. Peu importe le nombre de fois où l’on verra en live la joyeuse bande massivement programmée cet été, elle saura toujours s’attirer les ferveurs d’un public qui a éternellement 20 ans à ses côtés.

Le rock, il peut aussi être féminin, si La Pietà, un must seen en live l’avait déjà prouvé à coup de griffes et de riffs savamment balancés la veille, c’est au tour d’LP et de Birdy de faire leurs niches en cette seconde journée de concerts. La première avec son style à la Bob Dylan des 60’s part en terrain conquis, poussant sa voix et variant les instruments, la voilà qui devant la mer, enchaîne les tubes et crée l’événement. C’est pourtant sa cadette qui marque les mémoires. Birdy derrière son piano, 21 ans seulement, a la grâce d’une ballerine. Avec sa voix cristalline, sa sensibilité, la demoiselle ne manque pas de créer une bulle de douceur pour les convives. Un live si précieux qu’on marcherait presque sur la pointe des pieds pour le laisser nous bercer face au soleil qui se couche.

Elle s’éclipse à pas de chat laissant place à l’incomparable Sting, très attendu par un festival qui danse et chante volontiers sur les singles qui s’enchaînent, tous plus connus les uns que les autres de “Walking on the moon” à “Every breath you take”.

Simplement voilà, à Valmy, pour les 10 ans d’un festival comme les Déferlantes, une super star ne suffit pas. Le lendemain la légende se poursuit donc avec Iggy Pop, grand nom s’il en est, toujours aussi en forme malgré l’âge, malgré les maux. Le rock vous rend éternel et c’est bien ce que semble dire l’Iguane qui après quelques insultes destinées aux mamans des spectateurs envoie sévèrement !

Le rock s’ouvre aussi à ses nouveaux poulains. Comme à la protégée de Carl Barrat, Findlay, programmée en ce début de journée et qui a tout pour percer : l’attitude, les tubes, la voix, le groupe, l’image. Peut-être lui manque-t-il un peu de temps tout simplement pour briller complètement et séduire pleinement son audience. Cette dernière lui préfère un autre petit nouveau de la scène français : Kungs. Le jeune DJ, adulé par des fans qui se collent face à la barrière pour le saluer, enchaîne les tubes et les classiques de Queen à Jay-Z en passant par Gala. La sauce prend côté public qui danse comme en boite de nuit.

Le public plébiscite également Ibrahim Maalouf qui invite de très jeunes musiciens à venir jouer à ses côtés, avant qu’Archive ne livre un live psychédélique et magistral. On n’en attendait pas moins de ceux qui ont toujours privilégié leurs instruments à l’image. Si DJ Snake clôt la soirée, c’est Die Antwoord qui clôturera le dernier jour de cette dixième édition. De quoi avoir des souvenirs plein les yeux et des morceaux plein les oreilles pour traverser l’hiver en attendant la prochaine édition.

 
>> Site du festival les Déferlantes

Texte : Julia Escudero
Photos : Benjamin Pavone

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