The Legendary Tigerman ©Carolyn C @JHR - Longueur d'Ondes

Le 7 et 8 juillet 2017 à Saint-Médard-en-Jalles (33)

 

LA CARTE D’IDENTITÉ : Dans le cadre des “Scènes d’été” du Conseil Général de la Gironde, c’est la dixième édition de ce festival gratuit organisé sur deux soirées, conjointement par l’association L’Estran et la ville de Saint-Médard-en-Jalles.

 

CADRE : Deux scènes en plein air dans un parc public de la ville, “Les bords de Jalles”. Un endroit verdoyant ni trop grand ni trop petit.

 

MÉTÉO : Le vendredi plein soleil mais le samedi : alerte orage vigilance orange… prévue en toute fin de soirée. L’organisation choisit d’annuler les prestations de trois groupes (The Swinging Dice, Siz et Lakeshore Drive ces deux derniers locaux), mais aussi d’enlever tous les stands du samedi. Une tempête qui n’a d’ailleurs finalement pas eu lieu…

 

L’OVNI : Les Parisiens de Faire et leur gaule-wave stimulante offrent un show à la fois sensuel et énergique. À mi-chemin entre Salut c’est cool et La Femme, les adeptes des pantalons pattes d’eph amusent par leurs looks, mais possèdent un réel pouvoir dansant que beaucoup jalousent. Un groupe à suivre de très près.

 

GRANDE CLASSE : Avec The Legendary Tigerman, le tigre est portugais et il nous plonge avec brio dans la musique que l’on aime tous : un voyage garanti dans les contrées du blues jusqu’au rock’n’roll originel. Malheureusement, ce fut un voyage un poil trop long…

 

SO BRITISH : Il y a toujours un super groupe anglais au JHR : cette année, c’est Shame et son rock indie plutôt punk… pas seulement pour les canettes de bière… Belle performance. Il n’y a que les Anglais pour faire ça si bien !

 

LES CONFIRMATIONS :

– Quand J.C. Satàn s’abat sur la foule, le public en reste sans voix, seuls quelques mouvements corporels (de types slam et pogo) résistent à la déflagration. À croire que les Bordelais de Born Bad Records ne déçoivent jamais.

Las Aves affutent leur prestation à chaque concert. Tout de blanc vêtu, le groupe prouve qu’il est possible de faire une musique pop en empruntant beaucoup au rap américain et au rock.

 

L’APOGÉE : Carpenter Brut, autant dire LE concert le plus attendu du festival. Tout droit sorti du vidéo store préféré de Lucifer, les sonorités occultes et kitsch qu’ils proposent se mêlent à un show vidéo sanglant. Un grand moment qui a fait venir beaucoup de monde sur ce festival.

 

INTENSES : Les Bordelais de Moloch/Monolyth (du collectif Le Fennec) étoffent avec bonheur leur folk-rock… à suivre donc.

 

10 ANS : Bel anniversaire pour ce festival gratuit et résolument dans l’esprit du rock : festif et convivial. Du bon boulot !

 

LE CHIFFRE : 5000 Festivaliers

 

LES PLUS :

– L’entrée gratuite, car après s’être ruiné au Hellfest (entre autres), il est bon de laisser refroidir son porte-monnaie sans pour autant arrêter de hocher la tête.

– La programmation cohérente et surprenante. Allant de la cold-wave au pop-rock en passant par du darksynth, les artistes s’enchaînent mais ne dénotent pas.

– Les bénévoles souriants, professionnels et très présents.

– Des exposants (le premier jour) comme un disquaire ou des artisans locaux qui participent à rendre l’endroit accueillant.

– Le public : ambiance agréable et bon enfant, que ce soit en famille l’après-midi ou pendant les pogos tard le soir, aucun dérapage ou excès de violence à déclarer.

– Les prix des consommations totalement honnêtes.

 

LES MOINS :

– Les gros problèmes de son et de balances le premier jour, Monoloch/Monolyth par exemple qui s’est vu saboter son live par de nombreux problèmes techniques.

– Un orage fantôme qui aura bouleversé toute la journée du samedi…

– Les transports : le site est mal desservi (si c’est votre seul moyen de transport, le dernier bus de 00h39 vous oblige à rater des artistes), un système de navettes aurait était utile.

 

>> Site de Jalles House Rock

Texte : JD Manso-Peters et Sophie Durade

Photo : Carolyn C. et Sophie Durade

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