Stop and start

Record Makers

Tristesse Contemporaine, l'album “Stop and start” sur Longueur d'OndesAprès un premier album minimal faisant revivre la cold wave, avant les effets de mode électro-pop qui ont assailli les ondes FM dans la décennie 2010, le trio avait asséné un troisième coup nettement plus dansant. Chez eux, la fête est une “Ceremony” sacrificielle. Il y a toujours cette rythmique froide et imparable qui constitue le centre nerveux de leur son. Le titre de cet album agit comme l’ordonnance pharmaceutique de dix compositions osseuses, travaillant le commencement, le degré zéro et la moelle de la métrique. Less is more. Leur musique se construit sur des mantras, des claquements secs sans fioritures, à travers des boucles (“Let’s go”) et des tons lancinants, mais surtout entêtants, à cause du grain de voix râpeux de Mau. Néanmoins la faille de la monotonie, pourtant présente, est très vite comblée par des assauts industriels créés pour la danser sur des icebergs. Prenez “Dem roc”, ce ballet frigorifique qui développe un potentiel d’exutoire que ne renierait pas un Nitzer Ebb.

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CLÉMENCE MESNIER

À écouter en priorité : “Dem Roc”.

 

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