Manu Chao - Photo : Benjamin Pavone

Le 30 juin au Festival de Pérouges (01)

Pour la première date de leur nouvelle tournée d’été dans l’hexagone, Manu Chao et son groupe La Ventura ont enflammé pendant plus de 3 heures les 13 000 spectateurs, toutes générations confondues, du Festival de Pérouges, unis par une ferveur et un enthousiasme palpables malgré une pluie battante…

Entrée en scène en fanfare à 22h tapante avec une version inédite et enthousiaste de “Que paso que paso”… Manu sautille et irradie la scène de son sourire lumineux. Enchainant ses tubes revisités au gré de son humeur du soir et du talent de ses musiciens « historiques » (l’inégalable Madjid à la guitare, Gambeat à la basse ou Philippe Teboul à la batterie), Chao chante pour les exclus, les clandestins, les fermiers, les amoureux ou les combattants pour la liberté du monde entier. Raillant au passage la position européenne « honteuse sur la crise migratoire », laminant Monsanto, les pollueurs de tous poils et les abus du grand capital, il dédie son “Clandestino” à « tous les migrants morts ou vivants et à leurs familles ».

La pluie s’arrête soudain, le ciel se lève sur la lande boueuse du Polo Club, et les spectateurs, en totale communion, entonnent à tue-tête la “Rumba de Barcelona”, “Mala vida”, “Me gustas tu”, “La vida es una tombola”, “King of the Bongo”, ou encore la “Despedida”, le tout remixé avec des paroles de “Siberie” et des sons piochés au gré de ses albums.

2 h 30 plus tard, voilà son fameux « C’est fini » qui indique que rien n’est fini ! premier rappel, deuxième, troisième… solos magistraux de Madjid, puis des cuivres, une dernière, et allez encore une petite pour la route ! Manu, épuisé, continue avec son sourire vertigineux et son énergie si particulière.

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Texte : Michèle Margueron

Photos : Benjamin Pavone

Manu Chao - Photo : Benjamin Pavone

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