Quand la musique lie une communauté

Du 12 au 16 juillet 2017, la petite ville de Dour en Belgique sera en fête. Bien plus qu’un festival traditionnel, le festival de Dour est un événement communautaire, qui rassemble ! Qu’importe que l’on soit rock, hip-hop, électro, ici la musique devient un langage universel. On y communie face aux découvertes et aux têtes d’affiche ; la foule variée ne fait plus qu’un, une communauté hétéroclite où la diversité est une force. Mathieu Fonsy, programmateur sur le festival depuis 10 ans a débuté à Dour en tant que festivalier en 1997, à l’époque, il avait 15 ans. Devenu membre, il n’a plus jamais voulu quitter l’équipe. « La tête d’affiche du festival, c’est le festival lui-même » se plaît-il à dire. « C’est une expérience. Il y a des festivals de genre, on est plutôt un festival multi-genre. On fait autant du rock, du reggae que de la techno, de la dub ou du hip-hop. Les têtes d’affiches sont contre-balancées par de nombreuses découvertes. On mise sur l’éclectisme, l’ouverture et la sociabilisation. »

Cette année, Dour fera jouer 235 artistes. Une édition qui se prépare un an à l’avance « On commence déjà à programmer la prochaine édition pendant le festival. » Le mot d’ordre est avant tout de créer une atmosphère. « Le premier jour les festivaliers sont excités et le dernier jour ils sont fatigués. On peut donc démarrer avec des artistes énervés et conclure le festival avec un mec au piano. On crée des moments et des ambiances. Et puis on voit directement sur le festival ce qui marche ou pas. Le dimanche qui est familial, est une journée plus consensuelle. A contrario, tout ce qui est déviant peut être programmé la nuit. » C’est finalement une histoire cohérente que le festival tente de raconter à ses adeptes chaque année. Et c’est pour ça que les festivaliers viennent à l’aveugle sur le site.

Pour dénicher les talents de demain, tous les coups sont permis : « On créé un équilibre quand on choisi les groupes : ceux qui postulent, et ceux que l’on va chercher en concerts, sur des podcasts, à la radio… Parfois on ne peut pas avoir tous ceux que l’on souhaiterait en raison de leurs tournées… inversement, parfois les tournées du moment permettent de programmer des artistes auxquels on avait pas pensé. »

Si le mot d’ordre de Dour c’est bien la découverte, le festival peut se vanter d’avoir su miser sur les bons poulains avant les autres. Fakear y profitait de ses premières grandes scènes, à l’instar de Flume. « Ici ce n’est pas tant avoir les tête d’affiches que savoir se les créer » poursuit le programmateur.

Et cette année qui faudra-t-il voir absolument sur le festival ? Là encore place à la découverte: « Le hip-hop belge de Roméo Elvis est à ne pas manquer, il est en train d’exploser. Le producteur DJ Mall Grab, qui est Australien et ce qu’il fait est vraiment ouf ! Et puis les Parisiens d’Agar Agar qui font une pop synthétique extraordinaire. »

Pour être les premiers à découvrir sur scène les grands noms de demain, c’est l’adresse !

Le festival de Dour qui se tiendra du 12 au 16 juillet 2017.

>> Site du Festival de Dour

Texte : Julia Escudero

Publié le