Romain Pinsolle sur Longueur d'Ondes

Mauvais garçon ?

Poli et polisson, Romain Pinsolle a tout du beau gosse désinvolte. Le sourire et les répliques. Derrière ses mots à la Gainsbourg, provocants et romantiques se cache un véritable rockeur.

À la cool allongé sur un siège moderne, le musicien accros à sa guitare s’amuse à parler de son art. La poésie ? Il lui donne une seconde vie comme avec son single “Le vin de l’assassin” de Charles Baudelaire : « J’ai beaucoup joué dans les clubs et les bars. Je voulais attirer l’attention du public. Tu commences par “Ma femme est morte, je suis libre” et bim les mecs s’étouffent avec leurs bières. »

La provoc scénique, elle s’applique aussi avec des gimmicks, après tout Romain, le live, il le construit comme ses titres avec nonchalance et une doctrine « On se fait pas trop chier! C’est entre l’intellectuel et l’entertainement ». Le talent c’est naturel et l’artiste tient à se positionner « entre Brassens et le Stones. » Capter une audience, voilà l’un des nombreux talents non dissimulés de ce touche-à-tout « Je dis aux spectateurs “C’est une chanson sur ta maman” pour capter leur attention ».

Celui qui a débuté dans un groupe, Hangar, se qualifie d’ultimement rock « Ce projet était composé de débutants. Moi j’aime les guitares qui sonnent. Je suis très extrême ; j’écoute du classique, du rock et au milieu la généalogie du rock : le blues, le jazz… La musique actuelle je n’en ai cure même si je pense y contribuer. » Cette passion c’est Retour vers le futur et l’écoute de “Johnny be Good” qui l’a fait naître : « J’ai eu un flash et je ne me suis jamais senti aussi bien de ma vie. » Aujourd’hui en solo, Romain a appris à « être chanteur. Avant, je me cachais derrière le groupe. Et c’est très particulier de prendre un micro, de chanter et de toucher les gens. »

Son deuxième album est déjà en préparation : « Il va être plus profond, musicalement encore plus mûr, ça va être une expérience plus forte. » Avant cela, le jeune homme présentera sa première galette au public le 6 octobre 2017. Un méli-mélo en français dans le texte qui donne ses lettres de noblesses à la variété. Romain Pinsolle le promet, on ne le surprendra pas à chanter en anglais. En italien, peut-être, qui sait ? Puisqu’il en a fait son pays d’adoption pour y suivre l’amour de sa vie. Romantique, le bad boy.

Pour vous laisser séduire et entraîner dans le tourbillon rock de ce mauvais garçon au grand cœur, rendez-vous à la Boule Noire de Paris le 20 juin pour la Soirée du Hibou. Un concert où les grands noms de la chanson parrainent le temps d’un live pluri-musical ceux qui demain seront leurs pairs.

 

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Romain Pinsolle / Soleil Oblique / Sony Music Entertainment France

Texte : Julia Escudero

 

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