No mercy for love

Born Bad Records

Cannibale, No mercy for love sur Longueur d'OndesPour sortir de la morosité, on peut toujours compter sur Born Bad et son catalogue de disques improbables. Voici donc la dernière trouvaille du label, atypique par son profil. Les membres du groupe se marrent encore de sortir leur premier effort après avoir dépassé la quarantaine. Du fin fond de la campagne normande, les cinq musiciens réussissent à recréer l’illusion de la moiteur de la jungle reproduisant les rythmes de la Caraïbe et de l’Afrique. Autant d’idiomes qu’ils maîtrisent à la perfection, qu’ils mélangent par la suite à des guitares fuzz et autres orgues, artefacts typiques du rock psychédélique. Du psychédélique délocalisé dans la cambrousse ? Les Doors convertis aux vertus de l’afrobeat ? Au-delà de la curiosité, forcément éveillée, le disque séduit par son approche fraîche, originale, et par une production loin d’être lisse qui sert le contenu avec à-propos. Un excellent album entre rock garage classique et groove exotique.

À écouter en priorité : “Speck of dust”, “Rays of light”, “Caribbean Dream”.

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RÉGIS GAUDIN

 

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