Season of mist

Requiem pour un twister

Dead Horse One, leur album Season of mist sur Longueur d'OndesAffichant un goût prononcé pour le shoegaze des années 1990, ce groupe fondé en 2011 et découvert par un EP en 2012, puis un premier album en 2014, passe la vitesse supérieure en publiant dix nouveaux titres aussi planants (“Insight”) qu’abrasifs. Cultivant les ambiances vaporeuses de Ride ou de My Bloody Valentine (“Mesmerise me”, “Sharon”), les solos de guitare et la pédale wha-wha pour mieux les mettre au service d’un certain psychédélisme (“Season of mist”), les Valentinois font se contraster ambiances dark et luminosité pop (“Disconnect”) avec habileté, jouant tantôt la carte de l’énergie (“Mantis” et sa batterie tempétueuse), tantôt celle de la léthargie (“Today” et sa voix noyée dans la réverbe). De quoi plonger sans mal dans leur monde hypnotique qui, à défaut de se démarquer pleinement de celui de ses pères, parvient à doter ses chansons de beaux reliefs.

À écouter en priorité : “Mantis”, “Today”.

>> Site de Dead Horse One

ÉMELINE MARCEAU