Sandor ©Prune_Simon-Vermot - Longueur d'Ondes 80

Hors-piste

La jeune auteure-compositrice-interprète suisse Sandor n’est pas passée inaperçue aux TransMusicales de Rennes, notamment à l’oreille de ceux à la recherche de dépaysement : la synth-wave en français, c’est loin d’être commun.

« Avec Jérémie Duciel qui m’accompagne sur scène en tant que batteur (et qui fait aussi les arrangements), nous sommes nés dans les années 80 et leurs synthés… Ça a visiblement laissé des traces chez lui comme chez moi ! Il amène aussi une touche plus contemporaine à mes morceaux. Le résultat, de la synth-wave vous dites ? Ça me convient parfaitement. » Autre point insolite, l’origine de son nom de scène : « Sandor est le pseudonyme que j’ai choisi en référence à Saroltà Vay, une comtesse hongroise dont la biographie m’avait touchée. »

Là où l’artiste se rapproche de l’universel, c’est au niveau de son propos : « Mes chansons parlent essentiellement d’amour. Celui passionné et risqué qui peut nous faire tout perdre quand il devient poison. Elles parlent aussi des combats intérieurs, ceux de l’âme, de bravoure et de valeurs traditionnelles. Ceux qui me connaissent ne me décriraient pas comme une personne passionnée ou torturée, mais plutôt comme quelqu’un de réfléchi et de terre-à-terre, sans compromis. Pourtant mes chansons sont en majorité autobiographiques. Les quelques titres qui ne le sont pas parlent de thèmes qui ont frappé mon entourage proche et qui m’ont touchée par ce biais. Je suis sensible aux questions de famille, de liens intergénérationnels, de rôles féminins et masculins, d’identité. Chaque chanson aborde un autre thème, mais si un message devait les relier, il s’agirait de l’amour. »

La suite ? « Un nouveau single en début d’année, suivi d’un EP et certainement d’un album. Mais surtout, toute une série de concerts en France, en Belgique et en Suisse ! »

>> Site de Sandor

 

Texte : LAURA BOISSET / Photo : SANDOR