Agaiin

Luik Records / A tant rêver du roi / La Baleine

IT IT ANITA, Agaiin sur Longueur d'OndesA regarder la pochette de ce premier disque, on ne saurait jurer que ce groupe envoie du petit bois mais plutôt des rondins. Une impression largement confirmée dès l’ouverture de cet enfer sonore qui risque de malmener bien des suppôts de Satan. Ca tape fort, les guitares grouillent de plaisir, et le chant s’y fait incantatoire, le genre de messe noire que l’on avait plus aussi bien célébré depuis des lustres. Hymne à la vanité, les morceaux s’enchainent plus bas que terre, attirés par une gravité funeste et inébranlable. Difficile donc de résister à l’attraction exercée par ce trou noir dès lors que l’on fricote un peu trop près de son ellipse. C’est pourtant au cœur du géant cosmique que ce rock post 90’s prend toute sa singularité, confondant punk, stoner et no wave, pour aboutir à un capharnaüm abrasif et détonnant. Un horizon qui, une fois dépassé, ne permettra aucun retour en arrière, héritage et rétromania à l’appui. Le rock est mort et cela lui va très bien…

A écouter en priorité : “25”, “Jean-Marc”, “6-4-2”.

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JULIEN NAÏT-BOUDA

 

 


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