Use @Bars en Trans 2016 ©Manon Roland - Longueur d'Ondes

16 bars et clubs de Rennes, du 1er au 3 décembre 2016

HISTORIQUE : A l’origine créé comme les apéros des Transmusicales, les Bars en Trans ont évolué au fil des années et fêtent pour cette édition ses 20 ans.

CHIFFRES : 106 groupes et artistes programmés dans 16 lieux différents ce qui fait, sur 3 jours, 52 heures de musique et une fréquentation de plus de 10 000 personnes.

OBJECTIF : Comme les Trans, le festival vise à défricher et faire découvrir artistes et groupes de tout genre musical et d’une moyenne d’âge de 20 ans. Faites votre marché et pariez sur l’avenir !

PSYCHOTIC MONKS : Amateurs de rock psyché, les Bars en Trans vous ont déniché un des meilleurs groupes de France. Un show absolument incroyable amenant à des instants de transcendance. Il a fallu un peu de temps pour se remettre de l’émoi éprouvé.

LAURA CAHEN : Accompagnée de ses musiciens, la jeune artiste sait transmettre son univers et emporter son public. On retient notamment son grain de voix particulier qui fait immédiatement penser à Klô Pelgag. Laura chante avec une classe infinie. Simple et envoûtante.

USÉ : Sans doute l’artiste le plus rock’n’roll de cette programmation. Seul sur scène avec ses cymbales fendues et sa guitare rouillée disposée en batterie – et qui s’est retrouvée à la fin du set avec une seule corde survivante à la frappe du batteur -, Nicolas Belvalette a fini entièrement trempé. Une énergie incroyable, un concept à part et un bon gros grain de folie. A ne pas manquer s’il passe par chez vous.

JOHNNY MAFIA : Il se passe beaucoup de choses dans la tête de ces jeunes rockeurs. Visages grimaçants, langues tirées, yeux convulsés, portrait de chihuahua en tailleur rose au pied de la batterie… Féroces, fous furieux, talentueux.

POGO CAR CRASH CONTROL : Du grunge en français, c’est rare et tellement jouissif ! Son brut, paroles hurlées, voix qui déraille et énergie tellement punk : on valide.

KRISMENN & ALEM : Littéralement extraordinaire et absolument époustouflant. Outre leur sympathie évidente et l’excellente performance, le concept même – beatbox et chant / rap en breton – est génialissime.

UUBBUURRUU : Le quintette montréalais a assuré un set entre rock psyché, stoner et shoegaze. A voir sur une scène moins étroite pour sans doute davantage apprécier la prestation. Belle énergie sur scène.

GLINTS : Au début rebuté par l’autotune, le rap / r’n’b / hip hop douceureux, l’artiste belge a fini par nous convaincre. Accompagné du combo batterie-basse-guitare, Jan Maarschalk Lemmens propose une musique subtile aux rythmes sensuels et au propos intéressant, touchant.

ON A ESSAYÉ de voir 4 Sans Team mais une horde de collégiennes aux cris stridents faisait barrage. Le rappeur est déjà une petite vedette !

BAR’HIC : LE rendez-vous rock, garage et compagnie. Longueur d’Ondes s’y est senti très à l’aise !

LA FRUSTRATION : Se voir refuser l’entrée des bars car complets, l’argument « on est de la presse » inefficace. Très frustrant lorsque l’on court dans toute la ville de concerts en concerts en suivant un planning très serré.

LA DÉCEPTION : Celle d’avoir dû choisir, impossibilité de tout voir. La faute a une programmation alléchante. On trouvera d’autres occasions de voir Norma, The Goaties, Kaviar Special, Palatine, Cannibale… Partie remise donc !

>> barsentrans.com

Texte : Laura Boisset
Photos : Manon Roland